Mercredi 18 juin 2008

Société égyptienne


Un très intéressant article de Gamal Essam ed-Din est publié aujourd'hui dans El-Ahram Weekly, version anglaise en ligne du journal égyptien, sur un sujet qui est révélateur à plus d'un titre sur l'évolution de la société égyptienne.

 

Le Parlement égyptien (Assemblée du Peuple) vient de voter, malgré les protestations des élus appartenant à la Confrérie des Frères Musulmans, une nouvelle loi de protection de l'enfance, en particulier en interdisant les mutilations sexuelles sur les petites filles et l'enregistrement officiel des mariages en-dessous de l'âge de 18 ans. Dorénavant, toute personne pratiquant l'excision est passible d'une amende allant jusqu'à 5000 LE et d'un emprisonnement pouvant aller jusqu'à 2 ans.

 

La question de l'excision provoque un tolet chez les musulmans radicaux, en particulier les Frères Musulmans, qui accusent le Conseil National de la Maternité et de l'Enfance, présidé par l'épouse du président égyptien, Suzanne Mubarak, de vouloir imposer des valeurs occidentales en faisant pression sur le Parlement. Ils affirment que cette pratique millénaire relève de la Sunna, ce que contestent pourtant des autorités religieuses compétentes.

 

L'article 7 de cette nouvelle loi interdit le mariage en-dessous de l'âge de 18 ans et rend obligatoire un examen médical prénuptial. Une enquête a montré que 73% des familles égyptiennes étaient favorables à cette mesure. Les Frères Musulmans protestent que l'Islam autorise le mariage quand les conjoints ont atteint la maturité sexuelle à 15 et 16 ans, et que la nouvelle loi est une porte ouverte à la « corruption morale ». Ce à quoi le ministre de la Justice répond que le fait de porter l'âge légal du mariage à 18 ans permettra de garantir aux femmes, en particulier en contexte rural, de pouvoir poursuivre leur éducation, dénonçant le fait que de nombreuses jeunes filles mariées très jeunes sont déscolarisées et de ce fait victimes de l'illétrisme, un des autres combats du gouvernement égyptien. Ebtesam Habib, une élue, dénonce également le fait que de très jeunes filles sont mariées par des familles pauvres égyptiennes à des hommes fortunés du Golfe et affirme que cette loi permettra d'endiguer ce qui semble devenu une pratique courante.

 

Quelques clefs pour comprendre :

 

  • L'Assemblée du Peuple, élue au suffrage universel, est chargée en Egypte du pouvoir législatif ; ses membres sont élus pour une durée de 5 ans.

  • L'un des problèmes posés par les questions d'ordre religieux est que l'Islam est en Egypte religion d'Etat, même si la liberté de culte et de pensée est garantie par la Constitution. Il importe donc plus ou moins que les décisions de l'Etat soient en accord avec la Sunna.

  • L'excision, pratiquée depuis l'époque pharaonique, avait déjà fait l'objet d'un arrêt de la Cour de Cassation et d'un décret ministériel. Difficile à évaluer précisément, elle toucherait un grand nombre de femmes égyptiennes, musulmanes mais aussi coptes.

par Kaaper Nefredkheperou publié dans : Akhbâr mên Masr - Nouvelles d'Egypte
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Mardi 25 mars 2008

Voici pour notre rubrique mensuelle des nouvelles d'Egypte une première sélection d'articles, dans un premier temps extraits du journal en ligne al-Ahram Hebdo. Un choix de sujets permettant d'appréhender divers aspects de la société égyptienne d'aujourd'hui et de mieux la comprendre, mais aussi de connaître une situation dont les médias occidentaux se font hélas bien peu l'écho.


Situation économique :

Les nouvelles en provenance d'Egypte ne sont pas bonnes. Nous avions parlé il y a quelque temps du pain en Egypte, et des difficultés croissantes d'approvisionnement. Depuis, la situation s'est encore aggravée ; la flambée des prix fait peser une menace qui exaspère la population. On se rue désormais vers les boulangeries subventionnées par l'Etat, devant lesquelles il faut faire la queue de longues heures, et des troubles éclatent qui ont déjà fait une quinzaine de morts. Le président Moubarak est intervenu dimanche dernier pour annoncer des mesures destinées à faciliter la distribution du pain, en particulier en mettant l'armée à contribution. Le climat est d'autant plus tendu que les prix des produits de base en général flambent dans le pays, et que les élections municipales doivent avoir lieu début avril. En cause, une hausse mondiale des prix des denrées alimentaires, dont nous-mêmes subissons les effets, certes moins dramatiques. Espérons pour nos amis égyptiens que la situation va trouver rapidement une solution. A lire à ce sujet : le
dossier de Heba Nasr Eddine et l'article de Gilane Magdi dans al-Ahram Hebdo n°706.



Religion et société :

Un très intéressant
dossier à lire également, dans le même n° 706 d'al-Ahram Hebdo, sur les Frères Musulmans, cette confrérie dont nous parlerons bientôt dans un prochain article. Important pour comprendre une mouvance politique que nos médias occidentaux ne présentent pas toujours de façon très claire. A lire également un article de Heba Nasr Eddine parlant de leur participation aux prochaines municipales et rappelant l'histoire de la confrérie (al-Ahram Hebdo n°704).

Un
article également très intéressant de Cherif Albert sur une décision de justice demandant au pape copte Shenouda III d'autoriser le remariage d'un copte divorcé. L'occasion de découvrir l'Egypte méconnue des Coptes. (el-Ahram Hebdo n°704)



Les femmes égyptiennes :

La journée égyptienne de la Femme a eu lieu le 16 mars ; vous avez bien lu : les Egyptiens marquent eux aussi leur journée de la Femme, comme quoi on peut avoir des idées préconçues. L'occasion de faire le point sur la situation des femmes en Egypte, qui varie beaucoup en fonction du milieu social.

Une
enquête (al-Ahram Hebdo n°704) donne une idée des aspirations des femmes égyptiennes, qui ne sont pas les femmes soumises qu'on imagine trop souvent en Occident.

Dina Darwich (al-Ahram Hebdo n° 705) nous parle dans son
article de la question de l'héritage des femmes en milieu rural. Bien que la sharia, qui sert de référence à la législation, reconnaisse le droit des femmes d'hériter, il leur est encore bien souvent difficile de faire appliquer ce principe, en particulier dans les campagnes. Le Conseil national de la Femme travaille sur un projet de proposition de loi visant à sanctionner ces pratiques.

Doaa Khalifa (al-Ahram Hebdo n°706) consacre pour sa part un très intéressant
article à la situation des femmes en Haute-Egypte, où elle note que les traditions gardent un grand poids mais que les choses changent peu à peu.

par Kaaper Nefredkheperou publié dans : Akhbâr mên Masr - Nouvelles d'Egypte
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Mardi 12 février 2008

Pour ce nouveau volet de nos nouvelles en provenance d'Egypte, la culture sera particulièrement à l'honneur parmi les articles choisis. Mais nous commencerons par deux articles de société.

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Le Caire : Projet pour renouveler le parc de taxis


Dans un
article intitulé "La fin du tacot ? ", Mirande Youssef évoque le projet du gouvernorat du Caire pour renouveler le parc des taxis cairotes, dont le nombre est estimé à environ 50 000 mais dont 1/3 sont en très mauvais état. Tous ceux qui sont déjà allés au Caire connaissent bien ces fameux taxis, de couleur noire et blanche, qui font partie du paysage urbain et qui sont, quand on les prend pour la première fois, une véritable aventure ! Certains sont en effet sans âge - l'état des lieux dressé par les concepteurs du projet révèle que certains véhicules remontent aux années 1960 ! - et il n'est pas rare que, dans cette ville aux embouteillages gigantesques, un taxi soit immobilisé au milieu de la chaussée. Soucieux des problèmes de sécurité, de circulation et de pollution, mais aussi sans doute pour donner un air de modernité à la capitale égyptienne, le gouvernorat se propose d'inciter les chauffeurs de taxi à remplacer leur véhicule en mettant en place un système de prêt : 40 000 LE à un taux de 7 %, et le choix parmi 3 modèles de véhicules fabriqués en Egypte. Les cibles prioritaires sont les véhicules antérieurs à 1970, dont les propriétaires bénéficieront d'un délai de 2 ans pour les remplacer par des véhicules neufs. Le projet prévoit également l'obligation d'installer un compteur électronique affichant le prix réel de la course - actuellement, le compteur sert essentiellement  de décor et le prix de la course est marchandé avant le départ. Réel progrès ? Pas sûr. Outre l'aspect pittoresque que nous regretterions un peu et une augmentation du prix des courses, le projet annonce des problèmes sociaux à venir ; pour beaucoup de chauffeurs, le prêt de 40 000 LE au taux de 7% représente une dépense trop élevée à laquelle ils ne pourraient faire face. Certains pointent du doigt les compagnies de taxis apparues relativement récemment, avec des véhicules certes plus modernes, mais dont les chauffeurs sont des salariés. A lire en parallèle le récit non dénué d'humour d'une course de taxi au Caire, dans la même enquête (Al-Ahram Hebdo n° 700, semaine du 06 au 12/02/2008).



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Société égyptienne : la première femme à postuler à l'emploi de maazoon

C'est sous le titre "
Un autre monopole bousculé" que Shahinaz Gheith évoque quant à elle la première Egyptienne à postuler pour l'emploi de maazoon, sorte de notaire qui enregistre et signe les contrats de mariage ; cet office a été créé il y a environ un siècle, avec en particulier le souci de garantir les droits de l'épouse. L'affaire se passe dans la région du Delta, à Naqayet, à 15km de la ville de Zagazig. Encouragée par son époux, qui n'est autre que le neveu de l'ancien maazoon, Amal Soliman, diplômée en Droit, remplit le dossier de candidature à ce poste, au grand dam de certains de ses concitoyens. Cela ne s'est jamais produit auparavant en Egypte ni dans tout le Mashreq. A ceux qui lui opposent que cela n'est pas conforme à la shari3a, Amal rétorque que rien dans la Constitution égyptienne ni les lois religieuses ne s'oppose à ce qu'une femme occupe cet emploi. Déterminée, elle attend la décision définitive des autorités (Al-Ahram Hebdo n° 700, semaine du 06 au 12/02/2008).


undefinedCulture :


cobra_db.gifLe Centre el-Ghori pour le Patrimoine oeuvre pour le patrimoine musical égyptien

Dans son très intéressant
article "Retour des exaltations d'antan", May Selim nous parle du Centre el-Ghori pour le Patrimoine et de l'action menée par son directeur, Intissar Abd el-Fattah, pour mettre en valeur et faire redécouvrir le patrimoine musical égyptien. Plusieurs projets sont en effet menés dans ce sens par le centre, avec la création de spectacles et de troupes musicales. Ainsi, la troupe Sama3, composée de 23 chanteurs, s'attache à la redécouverte du chant religieux (inshad) de tradition sûfî. Pour l'été 2008, c'est un spectacle théâtral sûfî qui est en préparation, intégrant chanteurs sûfî (monshedîn) et derviches tourneurs. Le Centre a également permis la création en 1990 de la troupe des Tambours nubiens (dedoof), afin de sortir la tradition musicale nubienne du caractère folklorique galvaudé auquel elle est souvent réduite et de restaurer dans son originalité la musique sa'idi, avec ses percussions et autres instruments, tels que le mizmar*, la rababa** et la kawala***. Enfin, Intissar Abd el-Fattah travaille aussi pour ressusciter des formes musicales populaires, comme el-Nakraza (spectacle de rue avec échassier) et l' Hasaballah. En parallèle est mise sur pied une école de calligraphie. (Al-Ahram Hebdo n° 700, semaine du 06 au 12/02/2008).

* mizmar : instrument à vent à double anche.
** rababa : sorte de luth à deux cordes en Egypte, sur lequel on joue avec un archet.
*** kawala : sorte de flûte égyptienne (nay).




cobra_db.gifDes expositions temporaires établissent une passerelle entre Mexique précolombien et Egypte antique


Pour célébrer le 50e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre leurs deux pays, le Mexique et l'Egypte organisent deux
expositions temporaires permettant à chacun de découvrir la culture de l'autre, en montrant les étonnants parallèles entre deux cultures brillantes n'ayant pourtant pas eu de liens entre elles et soulignant l'ancienneté de l'une comme de l'autre. Au Mexique, c'est donc une exposition égyptologique qui a débuté au musée national de Mexico et se déplacera. En Egypte, le musée égyptien du Caire présente l'exposition "Dressing like Gods", avec 58 oeuvres pré-hispaniques de la région de Oaxaca, au Mexique. (Al-Ahram Weekly n°883, semaine du 07 au 13/02/2008)


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Archéologie : Découvertes sur le commerce maritime égyptien antique en mer Rouge


Dans son
article "Les Egyptiens avaient le pied marin", Doaa el-Hami revient sur les fouilles menées depuis 7 ans à Wadi el-Gawisis, à 25km au sud de Safaga, sur la mer Rouge, par une équipe américano-italienne, sous la direction de Rodolfo Fattovich et Kathryn Bard. Ce site a en effet été l'un des plus importants sites maritimes de l'Egypte antique, fréquenté dès l'Ancien Empire comme le mentionnaient les textes et l'a confirmé la trouvaille de céramiques de cette période. Mais c'est au Moyen Empire, en particulier sous le règne d'Amenemhat III, que l'activité a été la plus intense. La dernière campagne en date a porté sur 2 des 7 galeries qui servaient à la fois d'entrepôts et de lieu de vie. Les découvertes sont nombreuses, variées et renseignent mieux sur les échanges entre l'Egypte et le pays de Pount :
- équipements de navigation : cordages, rames, planches amenées depuis la vallée du Nil pour la construction des bateaux (la sécheresse du climat a permis leur excellente conservation)
- sceaux d'argile qui permettaient de fermer les récipients contenant les denrées, en particulier alimentaires, qui fournissent de précieuses indications sur l'administration des échanges, ainsi que des coffrets de bois pour les matières précieuses ramenées de l'autre rive (encens, pierres précieuses, etc.)
- plusieurs stèles datant des règnes de Senusret*  III, Amenemhat III et Amenemhat IV
- une grande quantité de jarres sans doute destinées au stockage de l'eau pour le voyage maritime.
L'un des objectifs de l'équipe, toujours pas atteint, est d'identifer le faciès du littoral antique. Il s'agit aussi d'assurer la préservation du site, car les galeries sont fragilisées et devront être consolidées, mais également parce que le littoral égyptien de la mer Rouge fait l'objet de convoitises des spéculateurs immobiliers attirés par la manne de l'industrie touristique.
En complément, un second article présente l'historique des fouilles. (Al-Ahram Hebdo n° 700, semaine du 06 au 12/02/2008).

*Sesostris en grec.



Températures
: au Caire, 7° pour les minimales et 18° pour les maximales ; à Alexandrie, 8° et 17° ; à Hurghada, 12° et 23°.


Cours de la livre égyptienne (LE)
(au 11 février 2008) : 1 euro vaut 7,60 LE.

par Kaaper Nefredkheperou publié dans : Akhbâr mên Masr - Nouvelles d'Egypte
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Vendredi 1 février 2008

On savait l'ADSL d'Egypte d'une lenteur à énerver les habitués du Net ultra-rapide, et les connexions très capricieuses, en particulier en dehors du Caire et d'Alexandrie... Tous ceux qui s'y sont essayé en Egypte savent de quoi je veux parler ! Mais cela peut être pire !


Notre amie Anne-Marie, d'Hurghada, nous informe que, suite à la rupture d'un câble sous-marin à une dizaine de kilomètres au large d'Alexandrie, l'Egypte et une partie du Mashreq se trouvent en partie privées de connexion. Un bateau devrait être envoyé d'Europe pour effectuer les réparations. Tout ne devrait revenir à la normale que dans une semaine, insha'a l-llah !


Maalesh, doivent se dire les Egyptiens, bien entendu. Mais j'en connais qui doivent pester ! Bon courage aux amis qui sont là-bas !

 

Anne-Marie nous envoie d'autres nouvelles. Ce sont en fait 2 câbles sous-marins qui sont sectionnés au large d'Alexandrie. On estime à 2 semaines la durée des travaux nécessaires, mais on tente d'ici là de dévier le trafic Internet par satellite ou d'autres réseaux.

Ce sont l'Egypte, l'Arabie Saoudite, le Qatar, les Emirats, le Koweït et Bahrein, mais aussi l'Inde et le Pakistan, qui connaissent des perturbations liées à cet incident. Israel, le Liban et l'Iraq ne sont quant à eux pas affectés.

En Egypte, on annonce que d'ici 2 jours la moitié de la puissance devrait être rétablie. Bon courage à nos amis d'Egypte et du Mashreq !

Dernière minute :

En fait, ce sont deux des trois câbles reliant le Mashreq à l'Europe qui sont endommagés. Après les estimations optimistes, les autorités égyptiennes annoncent que le retour à la normale pourrait prendre plusieurs semaines. 

Mais le blog d'Anne-Marie ne s'en trouve pas affecté, car elle avait programmé des articles jusqu'à la fin du mois. Vous pouvez donc continuer à goûter avec elle les Parfums d'Egypte. 

par Kaaper Nefredkheperou publié dans : Akhbâr mên Masr - Nouvelles d'Egypte
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Vendredi 11 janvier 2008

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En ce début d'année, voici la naissance d'une nouvelle rubrique : Akhbâr men Masr, en français " Nouvelles d'Egypte ". Je vous proposerai régulièrement dans celle-ci de découvrir différents aspects de l'actualité égyptienne puisés non pas dans nos médias occidentaux mais dans la presse égyptienne francophone ou  anglophone  - je ne connais pas encore assez l'arabe pour lire les journaux égyptiens arabophones, khosâra / dommage - , ainsi que dans les sites web égyptiens et bien entendu les nouvelles envoyées par mes amies qui vivent sur place. Sujets de société, culture, événements... De la diversité, en faisant le choix d'éviter les sujets trop polémiques ou directement politiques, car tel n'est pas le propos du blog. Si vous trouvez des nouvelles intéressantes suceptibles d'entrer dans cet espace, n'hésitez pas à me les envoyer par le mail du blog.

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Cette semaine, un intéressant article d'Amira Doss titré avec humour "Ca déborde", dans al-Ahram Hebdo, traite de la démographie égyptienne. En 2008, la population égyptienne s'élève à 80 millions d'habitants, ce qui en fait, nous apprend-elle, le pays arabe le plus peuplé. Des chiffres qui donnent la mesure des problèmes auxquels doit faire face l'Egypte d'aujourd'hui : taux de croissance démographique de 1,2 million d'habitants par an ; 2000 habitants au km2 dans le Delta et la vallée du Nil, la plus forte densité au monde ; 18 millions d'habitants au Caire (approximation car il reste difficile de connaître les chiffres exacts) ; 50% des Egyptiens vivant en-dessous du seuil de pauvreté, dont 6 millions dans une misère totale ; à Dar es-Salam, zone la plus peuplée du Caire , jusqu'à 9 personnes vivent dans un espace de 30 m2... etc. Une réalité que le touriste de passage ne voit pas toujours.


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Toujours dans al-Ahram Hebdo, une 
enquête de Doaa Khalifa et Dina Darwich sur le projet de loi préparé par une ONG, le Centre El-Nadim, pour sanctionner les violences faites aux femmes au sein de la famille. Il ne s'agit pas pour moi de porter un jugement a priori sur une société ou une culture, car ce problème existe aussi ici, mais plutôt de vous montrer à travers ces articles que contrairement à l'image qu'on a souvent en Occident les femmes égyptiennes s'organisent pour faire valoir leurs droits. Sur le même sujet des femmes, une intéressante interview de Sheykha Hissa Al-Sabbah, présidente du Conseil des Femmes d'Affaires Arabes, par Magda Barsoum.


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Dans un registre plus léger, j'ai enfin sélectionné dans al-Ahram Hebdo un bel
article de Doaa Elhami sur le monastère copte d'Abu Hennes à el-Minyeh, en Moyenne-Egypte, fondé au Ve s.


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Le
Progrès Egyptien du 10 janvier annonce quant à lui que la 2e phase des travaux du musée consacré au site d'Amarna, dans le gouvernorat d'el-Minyeh, vient de s'achever ; c'est l'avant-dernière tranche des travaux et le musée devrait ouvrir ses portes au public en 2011... insha'a l-llah ! De quoi rendre impatients tous les amoureux d'Amarna. 


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Pour terminer, un peu de rêve et un sourire. Dans ce même quotidien francophone, la météo va faire sourire les Français plongés dans la grisaille et le froid, ou nous donner plus que jamais l'envie de sauter dans le premier avion en partance pour l'Egypte. " Il est annoncé pour les prochaines 24 heures une température hivernale. Il fera donc froid le jour et très froid le soir. " , peut-on lire... Les températures en question : 18° à Alexandrie, 19° au Caire (ça fait du bien, quand même, Josiane, après avoir affronté l'hiver français... hihi !) et à Suez22° à Hurghada et Louqsor (Anne-Marie et Domi, j'arriiiiiive !!!! ), et 23° à Assouan. Bon, il est vrai que tout est relatif : pour les Egyptiens, il fait effectivement froid... comme quoi !

par Kaaper Nefredkheperou publié dans : Akhbâr mên Masr - Nouvelles d'Egypte
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