Aujourd'hui, pour le 1er mai, nous allons planter dans notre jardin de Beyt Kaaper du
muguet...
Bonne journée du
1er mai
à tous !
Fêter le travail, il faut le faire, me direz-vous : quelle idée !!! Fêter le Printemps, fêter l'amour, la
joie, l'amitié, etc. ... on comprend, mais le travail ! C'est que dans nos sociétés occidentales encore très imprégnées de l'esprit de la bourgeoisie d'Ancien
Régime et du XIXe s. , le travail est considéré comme une vertu... Personnellement, le travail est une obligation pour survivre, mais la vie est ailleurs que dans le travail... Vous ne croyez pas ?
Bon, en réalité, ce n'est pas le travail que cette journée célèbre, mais la lutte de ceux qui travaillent, nuance.
En dehors de cette petite pique kaaperesque, pourquoi le 1er mai ? En général, on l'ignore. Tout commence en fait avec une grève aux Etats-Unis, en 1886, par laquelle les travailleurs obtiennent la
journée de 8h00, une véritable révolution à cette époque. C'est en 1890 que le 1er mai est choisi comme date de manifestation des travailleurs par l'Internationale socialiste. Et c'est en 1907 que
le muguet devient le symbole de cette journée en France, fleur qui était symbole de printemps et de renouveau. Plus étonnant, c'est sous l'odieux régime de Vichy que le 1er mai devient
officiellement un jour chômé sous le nom de fête du Travail. Enfin, c'est en 1947 que cette date devient un jour chômé et payé. Voilà résumée en quelques mots l'étonnante histoire du 1er mai.
Au-delà de la tradition largement vidée de son sens et devenue surtout une affaire commerciale juteuse, une occasion de se souvenir de l'âpre lutte qu'ont dû mener nos aïeux pour obtenir quelques
droits. En ces temps de mollesse générale, il n'est pas inutile de rappeler que les grèves de la fin du XIXe s. et du début du XXe s. , par lesquelles les ouvriers occidentaux ont obtenu un peu
plus d'humanité dans leur travail, se sont souvent soldées par une répression sanglante et que c'est parfois au prix de leur vie que des femmes et des hommes ont fini par obtenir de ne plus être
traités comme ils l'étaient.
Aller, assez d'histoire. Profitez de cette belle journée, du long week-end pour les plus chanceux, et humez le parfum délicat de ces brins de muguet.
par Kaaper Nefredkheperou
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Depuis janvier, nos paysages hivernaux se parent de centaines de resplendissantes taches jaunes : ce sont les mimosas, incontournables des
jardins de la région depuis le XIXe s.

En effet, le mimosa, une variété d'acacia, n'est pas une plante provençale à l'origine. Le mimosa le plus courant que nous connaissions vient d'Australie et les premiers spécimens en furent
ramenés en Europe après l'expédition du capitaine Cook en 1771. Joséphine de Beauharnais aurait introduit la première le mimosa en France en faisant envoyer des boutures dans divers jardins
botaniques, dont celui de Toulon. Mais il faut attendre le milieu du XIXe s. pour qu'on commence à l'acclimater sur ce qu'on apppelle déjà la "Côte d'Azur". Les aristocrates anglais fortunés
qui viennent y passer l'hiver - comme nous en reparlerons au sujet du tourisme dans la région, la Côte d'Azur fut d'abord une destination hivernale ! - en ornent bientôt les parcs de
leurs somptueuses demeures. Le mimosa trouve là un climat si favorable qu'il va même s'y développer à l'état sauvage, sortant du cadre bien ordonné des jardins.

Dès le XIXe s. , il est employé en parfumerie à Grasse. Pour alimenter les besoins des parfumeries, on plante de véritables forêts de mimosas dans la région. Il est même entré dans le nom d'une
commune du Var : Bormes, devenue Bormes-les-Mimosas. Aujourd'hui, les horticulteurs en proposent de nombreuses variétés venues d'horizons divers.

La plus grande forêt de mimosas d'Europe, bien qu'éprouvée par les incendies, est celle du massif du Tanneron, à la limite entre le Var et les Alpes Maritimes. Une merveille à l'époque de la
floraison, de janvier à février.

Le mimosa en fleur tient très bien coupé, même s'il est évidemment bien plus beau sur son arbre. Une astuce pour le faire durer : remplir le vase d'eau tiède et non d'eau froide. Il boit
beaucoup, donc rajouter régulièrement de l'eau tiède. Attention, son parfum est puissant peut être entêtant.
par Kaaper Nefredkheperou
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Reprenons les plantations dans notre jardin idéal, avec aujourd'hui des palmiers qu'on trouve ici en Provence Maritime, sur
les rives de la Méditerranée, et plus précisément leurs fruits. Car oui, nos palmiers, même loin de leurs terres d'origine, parviennent à faire des dattes. Oh,
bien entendu, rien à voir avec les dattes d'Orient, charnues et goûteuses ! Celles-ci sont toutes petites, et se dessèchent avant que d'arriver à maturité ; elles ne font guère le délice que de
quelques oiseaux en mal d'exotisme... Mais elles sont là.


Voilà qui devrait amuser nos amis qui vivent au Maghreb ou au Mashreq, non ? Un clin d'oeil en particulier à Anne-Marie, Domi et Josiane.
par Kaaper Nefredkheperou
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Pour commencer, nous planterons dans notre jardin un olivier, arbre méditerranéen par excellence, fascinant et majestueux. Selon la légende
grecque, il aurait été offert aux Athéniens par la déesse Athéna. Apparu d'abord en Méditerranée orientale dès la plus haute Antiquité, il se répandit ensuite dans tout le bassin
méditerranéen.
Depuis l'Antiquité, il est chargé de symboles : paix, abondance, prospérité, immortalité, espérance et fidélité...
par Kaaper Nefredkheperou
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Palabres Récents