Pour reprendre notre voyage musical au Mashreq, voici un petit clin d'oeil du kitsch oriental tel que nous sommes
nombreux à l'aimer avec ce clip du chanteur libanais Jâd Shweyry , MaSreyya ( " Egyptienne " ). Les
musiques de Jâd sont fortement influencées par les sons occidentaux, c'est d'ailleurs pourquoi ce n'est pas a priori un de mes chanteurs favoris. Mais ce clip-ci parle d'Egypte,
alors...
جاد شويري
مصرية
Puisque nous associons musique orientale et apprentissage de la langue arabe, un petit mot
ici pour noter que la chanson est en dialecte libanais, dont vous remarquerez qu'il est très proche du dialecte égyptien.
Un mot n'échappera sans doute pas aux oreilles les plus averties :
el-far3awneyya (fém.) : pharaonne
< far3awn : Pharaon ( fir3awn / فِرْعَوْن en arabe littéral )
Petite remarque culturelle, enfin : l'Egyptienne est au Mashreq ce que la Parisienne est au monde occidental, une image de la beauté et de la
séduction, ainsi que de l'élégance. Et il est vrai que les Cairotes, par exemple, sont particulièrement élégantes et soucieuses de leur apparence. Dans cette image de la femme égyptienne au
Mashreq, une très ancienne tradition, car ne l'oublions pas l'Egypte a été l'un des centres culturels majeurs du monde musulman. Et le baladi (nom plus joli quand même que "danse du
ventre" ) a été porté au sommet de son art en Egypte, contribuant à diffuser cette image séductrice de l'Egyptienne.
Bon, ce clip est avant tout un clin d'oeil, ceci dit. Et n'oublions pas que du point de vue de la musique actuelle, l'Egypte est avec le Liban le pays dont la musique est la plus diffusée dans le
monde arabe.
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